Tentes 4 Saison, pour bien choisir, il faut essayer

Heureux propriétaire d'une tente Allak, je ne vais pas revenir sur la qualité de fabrication excellente des tentes Hilleberg, ni sur les choix éthiques et plein de bon sens du circuit de fabrication et de diffusion. Les tentes Hilleberg sont de vrais bijoux techniques, c'est entendu. Maintenant, je voudrais livrer un témoignage plus personnel sur ce que j'apprécie dans ma tente, et qui me fait penser de plus en plus que j'ai fait un investissement vraiment heureux lorsque j'ai osé franchir le pas.

 

J'insisterai d'abord sur un point qui n'est pas spécifique au modèle que je possède : la capacité des tentes Hilleberg à faire face à tous les temps. La première année d'utilisation j'habitais dans les Antilles, je l'ai donc baptisée dans les bois très humides, où il fait 30° la nuit sans un vent (photo 1), où les fourmis et autres araignées sont partout (photo 2). Pas de souci : j'avais tout ouvert pour respirer (grâce au triple toit, on maximise les possibilités de ventilation), et j'avais mis la tente intérieure en mode « mesh » (moustiquaire) : j'ai réussi à ne pas étouffer ! Seule une tente « été », pleine d'aérations aurait pu faire aussi bien. Oui, mais voilà, deux nuits plus tard j'étais sur un belvédère naturel en Dominique, en plein centre de l'île, faisant face à l'Atlantique et à la mer Caraïbes (un vrai couloir à vent). A cette altitude, j'ai connu une nuit extrêmement ventée, pluvieuse et froide. Cette fois-ci, tout était amarré et le fait que la tente extérieur descende jusqu'au sol (sans espace pour laisser s'engouffrer le vent) était appréciable (photo 3).

Venons-en à ce que j'adore dans le modèle Allak : elle est autoportante. Voilà qui s'est avéré décisif en Islande ou dans le Lot : deux lieux où il a parfois été impossible de planter la moindre sardine au cause de la nature du sol. Dans ce cas, on est content que la tente n'ait pas besoin de cela pour tenir debout. Que dire de la joie de dormir sur les jeux de dalles en pierres dans les lacs pyrénéens, parfois les seuls emplacements plats auprès des lacs ? (photo 4) Plus prosaïquement, on prend vite l'habitude de faire le difficile pour trouver l'endroit le plus bas où dormir : en effet, il est très facile de la déplacer après montage, afin d'ajuster sa position au mieux pour que la zone de couchage corresponde bien à l'endroit le plus plat, puisqu'on peut la replacer très facilement. C'est toujours comme ça que j'opère désormais dans les endroits pentus et/ou bosselés (photo 5) : les sardines uniquement après les tests d'allongement. Au petit matin, sa propriété autoportante permet d'aller la mettre toute montée là où il y a du soleil (photo 6), et pour vaincre les matins de très forte rosée (dans les vallées à rivière du centre de la France), rien de tel qu'un petit retournement pour la plier sèche au plus vite (on ressemble à Atlas soulevant le monde quand on la retourne ainsi). (photo 7)

Pour rester dans les petits plus qui sont un vrai bonheur : le montage des arceaux par clips plutôt que par glissière est très rapide et rendrait difficile de devoir retourner au système où il faut viser bien dans un long tunnel cousu, sans parler du retrait : immédiat (fini les arceaux qui « s'ouvre » à l'intérieur de la glissière et se coincent). La solidarité possible de la toile intérieure et de la toile extérieure font descendre sous les 3 minutes le temps de montage complet. Mais en cas de mauvais temps, pas de souci : on peut monter la toile extérieure très vite, puis une fois dessous, on est au sec et on monte tranquillement la toile intérieure. Les deux absides laissent toute la place pour bouger à l'intérieur.

Dernier plus : les deux entrées ! On ne se monte plus dessus à deux, on met chacun son sac à dos de son côté. Et surtout, pour les esthètes : il n'y a plus à choisir entre côté du vent et côté du panorama. Une entrée donne sur la vue, mais l'autre est plus tranquille pour manger abrité des rafales glaciales. On a le beurre et l'argent du beurre ! (photo 8)

Voilà, je voulais parler un peu de la tente Allak, modèle que je connais bien pour l'avoir côtoyer depuis maintenant trois ans. En faisant partager ses petits bonheurs et avantages, j'espère aider éventuellement d'autres campeurs hésitants sur les critères à retenir pour choisir leur tente.

Sébastien.

Un grand merci, Sébastien, pour vos retours d'expériences et vos photographies.